L’interview de la semaine en compagnie de Théo Pierrot
Comment s’est passée la semaine durant la trêve internationale ?
Nous en avons profité pour bien travailler. C’était difficile d’aborder cette semaine, car nous venions d’une défaite assez frustrante face à Lokeren, mais le coach nous a immédiatement reconcentrés en nous disant que rien n’était perdu. Il nous a rappelé que si nous voulions encore espérer, il fallait travailler, et c’est ce que nous avons fait. Nous sommes désormais impatients de reprendre la compétition.
Le RFC Liège reçoit ton ancien club. Quels sont les changements que tu retires après presque une saison chez nous par rapport à ton ancienne équipe ?
D’une certaine manière, je dirais que ce sont deux équipes assez similaires. De plus, le Patro et Liège sont montés en même temps. Ce qui différencie le plus ces deux équipes, c’est surtout le style de jeu et la manière d’aborder les matchs. Le Patro reste dans un schéma très défini depuis plusieurs saisons, et tout le monde le connaît. À Liège, on a plus tendance à changer de dispositif et à s’adapter à ce que propose l’adversaire. C’est intéressant de voir cela quand on est joueur, et cela ouvre un peu l’esprit sur le plan tactique.
Ta blessure au talon n’est-elle désormais plus qu’un lointain souvenir ?
Tout à fait, je ne ressens plus aucune douleur. J’ai fait mon maximum pour revenir le plus rapidement possible. C’est dommage que cette blessure soit arrivée à un moment où j’étais vraiment bien. Cela a marqué un coup d’arrêt dans mon deuxième tour, qui était plutôt réussi. Je venais d’inscrire un but face à Seraing, et c’est durant ce match que je me suis blessé sur un contact plutôt anodin. Mais ce sont des choses qui arrivent dans le foot. Nous avons beau être préparés à 100 % pour éviter les blessures, malheureusement, souvent elles arrivent sans prévenir. Personnellement, j’en ai profité pour me développer un peu plus sur le plan physique, en faisant des séances de musculation que nous n’avons pas toujours l’occasion de faire quand nous sommes dans le train du championnat. J’ai aussi essayé de rester positif, d’être souriant et bien présent auprès de mes coéquipiers afin de pouvoir leur apporter quelque chose, même lorsque j’étais sur la touche.
L’équipe devra l’emporter dimanche si on veut encore se donner le droit de rêver des playoffs. Pour cela, il faudra répondre physiquement dans les duels. Qu’en penses-tu ?
Bien sûr, même si je pense que la division en elle-même possède une dimension très physique, pas seulement face à des équipes comme le Patro, mais plus globalement. Cependant, je pense que nous ne devons pas chercher à jouer sur un terrain qu’ils maîtrisent peut-être plus que nous, à savoir le physique. En ce qui nous concerne, nous avons d’autres atouts à faire valoir, que ce soit au niveau technique ou tactique, afin de leur poser des problèmes. J’espère donc que nous pourrons mettre en place ce que nous voulons faire et ainsi nous donner encore le droit de rêver, mais également pouvoir faire profiter les fans durant ces trois derniers matchs de championnat.