24 Juin 2024 Communication RFCL Archives, Divers
Pour notre deuxième édition de la rubrique « Vintage », nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Sébastien Legros. Ancien joueur du club, bien connu dans le football liégeois, il a accepté de répondre sans langue de bois à nos questions.
Comment vas-tu, que deviens-tu ?
Tout va très bien, merci. Je reste bien entendu dans le milieu du foot, où je serai l’entraîneur du Stade Verviétois, qui évoluera en D2 ACFF en 2024-2025. En plus de cela, je reste le directeur sportif et je suis en charge des U17, U19 et de notre équipe en P2. Avec l’équipe A, je m’occupe donc de quatre formations.
Pour les plus jeunes, peux-tu nous retracer ton parcours en tant que joueur ?
Je suis originaire des Ardennes, d’un petit village nommé Grand-Halleux. Je suis arrivé vers 10 ans au RFC Liège. J’y ai fait toutes mes classes de jeunes jusqu’en équipe réserve. J’ai ensuite évolué dans différentes formations voisines avant de rejoindre les Sang et Marine en équipe première à 25 ans. C’est l’année où nous avons été champions en D3 face à Ans au complexe Gilles Magnée. Après trois saisons complètes, j’ai de nouveau quitté le RFCL pour y revenir à 32 ans après un passage au Luxembourg de trois saisons et demie. Et ma toute dernière saison sous vos couleurs saluait les retrouvailles avec Rocourt.
Quel genre de joueur étais-tu ?
J’étais clairement un box-to-box comme on dit maintenant (rires). Un numéro 8 qui courait beaucoup et aimait aller d’un rectangle à l’autre. J’avais malgré tout la faculté de marquer régulièrement des buts en venant de la deuxième ligne. En conclusion, j’étais un marathonien qui aimait avaler les kilomètres (rires).
Si je te dis RFC Liège, que réponds-tu ?
Le cœur… ! C’est le club de mon enfance ! Peu de gens le savent, mais le cousin germain de mon grand-père paternel, le docteur Legros, a été président du club dans les années 70, si mes souvenirs sont bons. Donc même avant de rejoindre l’école des jeunes du RFC Liégeois, familialement, nous étions déjà supporters du club. Mon premier match professionnel, je l’ai vu à l’âge de 4 ans et demi avec mes parents au Vélodrome à Rocourt, alors que nous habitions au fin fond des Ardennes.
Quel est ton plus beau souvenir sous nos couleurs ?
J’ai eu la chance d’être deux fois champion. Mais le plus beau, ça reste malgré tout le premier lorsqu’on a décroché les lauriers en D3 avec Raphaël Quaranta comme entraîneur. C’est l’année de ma carrière où je me suis senti le plus fort collectivement. Nous n’avions pas les meilleurs joueurs, mais on dégageait une telle puissance, une force de frappe collective avec les supporters. Sur le terrain, on avait la moitié, si pas plus, des joueurs qui venaient de l’école des jeunes ! Tu sentais une osmose, une ambiance très particulière… Et sans manquer de respect aux adversaires, on ne se sentait pas injouable, mais quasiment !
Et ton plus grand regret ?
Comme tous les footballeurs, j’ai également connu des moments plus difficiles… Même si ça ne me concernait pas personnellement, c’était les problèmes financiers du club ! Maintenant, le club s’est très bien restructuré, et j’en suis très content ! Malgré ces problèmes, l’amour du maillot et du club est resté intact. Aucun regret donc, car je garde de très beaux souvenirs de mes différents passages. Liège est un club qui vit et qui vivra toujours !
Le RFC Liège a toujours eu des supporters chaleureux. Quels étaient tes rapports avec eux ?
Super ! De manière générale, les supporters voyaient que j’étais quelqu’un qui mouillait la vareuse et qui ne calculait pas ses efforts. Puis, peut-être en tant qu’Ardennais, j’ai toujours eu la faculté de savoir faire la part des choses et d’avoir beaucoup de respect pour le public. Je me rendais à leur souper, je passais du temps lors des troisièmes mi-temps (rires), la base quoi ! C’était beau…
As-tu un équipier qui t’a marqué durant tes différentes saisons sous nos couleurs ?
Il y a fatalement mon frère, Guillaume. Pour mes parents, c’était aussi quelque chose de particulier de vivre tous ces moments-là avec mon frère. C’était donc mon coéquipier numéro un et cela l’a été durant toute ma carrière. C’est d’ailleurs mon frère qui est mon adjoint à Verviers. Je dis mon frère car ça va au-delà de l’aspect sportif ! C’est la famille…
Et un entraîneur ?
J’en ai connu quelques-uns… Mais sans hésiter, c’est Raphaël Quaranta ! Lui aussi est complètement marqué par l’ADN du club… Je n’oublierai jamais qu’à peine arrivé de La Calamine après un mois d’entraînement, Raphaël Quaranta avait convoqué Geert Thijs et moi-même afin de nous nommer capitaines de l’équipe. Directement, il m’a donné beaucoup de responsabilités en compagnie d’un ancien du groupe. Cela m’a motivé et beaucoup marqué ! Un grand monsieur ce Raph’ !
Quel bilan tires-tu de la saison qui vient de se terminer ?
Magnifique ! Les résultats ont été excellents et l’équipe a réussi à emmener les supporters et à proposer un football attractif. J’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre lors de la saison écoulée. Je suis très heureux de voir revivre le RFC Liège et qu’il soit performant au niveau professionnel ! Il faut espérer que les choses vont continuer dans le même sens.
Si tu dois sortir un joueur du lot, qui serait-il ?
C’est le côté personnel qui va parler, mais je dirais Jonathan d’Ostilio. Tout simplement parce que je l’ai entraîné en sélection provinciale lorsqu’il avait 14 ans et puis je l’ai retrouvé comme coéquipier lors de ma dernière saison. Et cette année, il est toujours présent et capitaine du club à ce niveau-là !
Pour clôturer cet agréable moment, aurais-tu une anecdote sous la vareuse Sang et Marine ?
Il y en a beaucoup (rires). Mais je dirais un team building organisé par Raphaël Quaranta ! Lors d’un stage à Engreux, il nous a tous surpris à la fin d’un entraînement alors qu’on était sur le chemin du retour. L’entraîneur a fait arrêter le bus en plein milieu des Ardennes et a demandé à certains joueurs de le quitter. Nous nous sommes donc retrouvés en plein milieu de la nature à faire un jeu de piste… Un jeu qui a duré jusqu’à minuit… Et pour l’anecdote, pour ceux qui se souviennent de lui, j’étais dans l’équipe de Sergei Omelianovitch. Alors qu’on passait devant notre gîte, mais qui n’était pas notre point d’arrêt, Sergei nous dit qu’il doit aller aux toilettes et qu’il viendra nous rejoindre. De longues minutes passent, et toujours pas de Sergei. On envoie alors un petit jeune du groupe en courant pour aller voir ce qu’il en est. Et quelques instants plus tard, le gamin revient et nous dit : « Il s’est fait couler un bain moussant, cigarette à la bouche, et ne veut pas jouer à ce jeu-là », (éclat de rire).
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